Des bestioles et une grosse ville

13 mai

Reposés de nos aventures précédentes (tout est relatif, nous avons bien fêté notre trek avec toute l’auberge de jeunesse…), nous revoici dans une combinaison de bus interminable en direction de notre avant dernière étape: la Péninsule de Valdez.

Ce parc national est connu pour une biodiversité incroyable en général, et sur le plan de la faune marine en particulier: lions de mer, pingouins, éléphants de mer, orques et baleines se partagent le haut de l’affiche. Seulement si vous nous suivez depuis quelques épisodes, vous n’êtes pas sans savoir que le guigne nous accompagne ces derniers temps: le mois de mai est le mois le plus « désert », très peu de chance donc d’apercevoir les gros cétacés qui ont motivé notre visite.

On ne se démonte pas, gardant en nous une lueur d’espoir de tomber nez à nez avec une des 3 baleines qui croisent en ce moment dans la péninsule. Location d’une « Chevrolet Corsa » (la même que chez Opel, avec un signe Chevrolet) et départ pour les steppes de la péninsule. Hors littoral, le paysage est franchement monotone: des kilomètres de steppe à perte de vue, et ce depuis le sud Patagon. Heureusement, des troupeaux de guanacos (cousin du lama) et de ñandus (cousine de l’autruche) viennent rompre l’ennui de ces chemins de terre rectilignes.

Nous parvenons enfin au premier point d’observation, dédié aux éléphants de mer. Il y en a en effet quelque uns, qui glandouillent sur les galets. Mais nous sommes loins (interdiction de descendre sur la plage), et ces derniers ne sont pas très actifs… Nous reprenons la route en direction de la pointe nord de la péninsule, unique lieu au monde ou l’on peut observer les orques chasser en s’échouant sur les plages, croquant au passage les jeunes lions de mer imprudents. Les lions de mer sont bien là, mais les orques ne doivent pas avoir trop la dalle, et ne montreront pas le bout de leur nez.

Heureusement, sur le parking, le balais des tatous et des petits renards gris à l’affut de la moindre miette de pique nique nous remontera un peu le moral et étanchera un peu notre soif d’observation d’animaux avant de rentrer quasi bredouilles.

Nous sauverons cependant notre étape le lendemain en prenant la direction de la pointe de Ninfas (au sud et en dehors du parc national), ou nous pourrons cette fois-ci approcher à quelques mètres une importante colonie d’éléphants de mer, dont les plus imposants pesaient une demi tonne pour 3 mètres de long. L’éléphant de mer est un animal mignon, mais assez peu gracieux quand il évolue hors de l’eau. Leur façon de se mouvoir en rampant péniblement sur les galets (laissant une ornière derrière leur passage) nous amusera beaucoup, ainsi que leur manie de se projeter des galets frais sur le dos pour soulager leur peau des brulures du soleil. A part ça l’éléphant de mer n’est pas vraiment hyperactif, et s’accommode particulièrement bien de siestes interminables vautré sur ses congénères.

Nous quittons Valdez le soir même pour notre ultime étape, Buenos Aires. Nous bouclons ainsi notre trajet sud américain, notre vol de retour nous attendant le lendemain de notre arrivée dans la ville. Sensation étrange dans cette grande ville à l’européenne (que nous avions déjà visité en partie à notre arrivée), l’avion du retour en ligne de mire y étant certainement pour quelque chose. A peine nos bagages posés à la Chillhouse (qui nous avait déjà accueillis il y a 2 mois), nous partons à l’assaut du quartier de la Boca, qui manquait à notre visite de Buenos Aires.

La Boca, c’est mignon et coloré, comme sur les cartes postales, mais c’est surtout complètement pourri de tourisme et mal famé en dehors des zones touristiques: nous n’y ferons pas long feu, le temps de quelques jolies photos, d’autant que le moral n’y est pas (impossible de ne pas penser que dans 24h nous terminons nos grandes vacances). Nous rentrons en flanant un peu, puis profiterons du confort de notre Hostal pour un dernier diner et une dernière soirée en terre Argentine.

Le lendemain, réveil tranquille, un petit dernier « Tenedor Libre » (restau à volonté, barbecue inclus) pour savourer une dernière fois l’Argentine, et nous montons dans un taxi jaune et noir en direction de l’aéroport, avec un sentiment mitigé de tristesse et de joie de retrouver notre vieille france…

Péninsule de Valdez:

Buenos Aires:

4 Responses to “Des bestioles et une grosse ville”

  1. anais 19 mai 2011 at 15 h 42 min #

    Coucou,

    bien rentrés!!!allez, gardez le morale, faut dire que votre dernière photo montre bien que c’est pas le top…fallait bien que ça finisse sinon ç’aurait pas été aussi magique 😉

    Il nous tarde de vous voir, plus que deux semaines et quelques!!

    bisous bisous

  2. Rémi - We Love America Latina 19 mai 2011 at 17 h 54 min #

    Salut les kids ! Je compte sur vous pour garder le moral, et j’avoue que votre article me confirme qu’on a bien de la chance de pouvoir continuer ce trip. Vous allez retrouver le troupeau donc faites leur une bise de notre part. Bon retour au bercail.

  3. Stéphane 19 mai 2011 at 17 h 54 min #

    Salut,
    Clément, quand tu es prêt et si tu le souhaites, appelle-moi.

  4. Julie 20 mai 2011 at 16 h 35 min #

    Merci pour vos petits mots gentils !!
    Des bisous

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